Confinement #3

Billet

Il fait beau depuis deux ou trois jours, mais froid. L’envie de sortir ne me taraude pas pour le moment. Mais d’ici deux ou trois semaines. Car je ne crois pas que nous pourrons sortir comme bon nous semble d’ici là. Evidemment, je n’en sais rien et je ne suis pas devin. Mais je crains que nous n’ayons pour encore quelques temps.

Ce qui va se passer ensuite, je n’en sais rien et personne n’en sait rien. J’entends, et surtout je lis, que les choses vont changer. Si oui, changeront-elles en mieux ou en pire ? Deviendrons-nous plus sages ? Et surtout, nos gouvernements deviendront-ils plus sages ? C’est à voir.

J’imagine assez bien qu’au sortir du confinement, beaucoup de gens auront envie de se précipiter dans des magasins pour acheter tout et n’importe quoi. Pour rattraper le temps perdu – comme si c’était possible. D’autres, au contraire, auront une attitude inverse. Et d’autres encore ne changeront rien à leurs habitudes. Je parle, évidemment, de ceux qui ont les moyens d’acheter. Pour les autres, ceux qui travaillent mais qui ne gagnent pas suffisamment ou ceux qui sont à la rue, la question ne se pose même pas.

Confinement

Billet

Etant habitué à une certaine solitude, le confinement ne me gène pas plus que ça. Bien sûr, comme tout le monde, j’aimerais pouvoir sortir de temps en temps et pas seulement pour aller acheter à bouffer. J’aimerais, moi aussi, voir des gens, je ne suis pas un ours. Mais lorsque je lis les nouvelles, cela me motive d’autant plus pour rester enfermé le plus possible. Et si certaines et certains n’ont pas compris que rester à l’abri c’est sauver sa peau, eh bien tant pis pour eux. Qu’ils assument leur imbécilité. Ceux que je plains vraiment, ce sont les soignants, médecins, urgentistes, etc. qui se battent tous les jours dans des conditions particulièrement difficiles. C’est à eux que je pense et je regrette de ne rien pouvoir faire pour les aider. Et à toutes celles et ceux qui sortent pour aller travailler parce qu’ils n’ont pas le choix.

Je pense aussi à ceux qui sont allés se faire tuer entre 1914 et 1918, qui sont allés se battre et qui n’avaient rien demandé à personne. Ils auraient bien aimé rester confinés chez eux.

A ceux qui pendant la seconde guerre mondiale et même avant ont été envoyés dans des camps, puis assassinés parce qu’ils étaient juifs, homosexuels ou tziganes, considérés par le régime nazi comme des sous hommes.

Comparaison n’est pas raison dit-on. Peut-être. Mais quand je pense à ça, je me dis que rester confiner chez soi, c’est vraiment de la rigolade.

Hommage – les fantasmes de Romane

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En hommage à une amie trop tôt disparue. J’ai découvert, grâce à elle, des balades nocturnes dans le plus simple appareil, dans des rues désertes de village, de bord de mer, des cimetières … 66 mots de plus

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Ophélie

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J’ai créé et fermé des blogs à la vitesse de l’éclair. Pourquoi ? Sans doute parce que j’aime les débuts et je n’aime pas les suites et encore moins les fins. Mais il y a aussi une autre raison. Ceux qui me suivaient ne me suivent plus, forcément ou alors il faudrait qu’ils aient beaucoup de chance, ou de malchance. Et j’ai autant envie d’être suivi que de ne pas l’être.

Des blogs, j’en ai suivi pas mal, un bon nombre et je les suis toujours, sauf un, que je ne pourrais plus suivre, celui d’Ophélie Conan ou Conan la barbare, parce qu’elle est partie, elle est vraiment partie. Je la connaissais peu, mais il m’est arrivé d’échanger avec elle, de temps en temps, de laisser quelques commentaires auxquels elle répondait toujours.

Je viens d’apprendre la nouvelle, comme d’autres et comme d’autres je suis moi aussi sous le choc, la sidération. C’est étrange, quelque part. Etrange et finalement assez normal. Je ne la connaissais pas. Je ne sais pas à quoi elle ressemblait et pourtant, à travers ses écrits, j’avais l’impression de la connaitre. Et je ne crois pas beaucoup me tromper si je dis qu’Ophélie était une belle personne. C’est en tout cas comme ça je l’ai ressenti, que la ressens.

Je suis triste et cette tristesse a quelque chose d’étrange et de finalement pas si étrange que ça.

Je pense à elle et à ses proches, à sa famille.

A ses maitresses, à ses amies, à ses amoureuses d’un moment ou de toute une vie.

Update: COVID-19 – The Lustful Empress

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Hello all! I hope this post finds you all well. Like… what the actual fuck is happening? Dang. Anyway, I don’t want to get all into this COVID-19 catastrophe, but I just wanted to send some love and light to everyone out there. If you need someone to chat with, I’m here. Just drop me […]

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Printemps

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C’est un printemps très étrange qui va bientôt commencer. Un printemps de maladie et de mort. Je me demande ce qu’il va se passer après. Quelque chose, ou rien. Quelque chose de différent ou bien la routine qui va s’installer de nouveau. Je me demande. La société, l’économie, les échanges internationaux. Que va-t-il se passer ensuite. Je me demande. Pour l’heure, comme tout le monde, je réduis mon activité. Elle n’était certes pas très brillante. Pour tout dire, ce confinement ne change pas grand chose pour moi. Et je sais, je me doute, que je ne suis pas le seul.

Sainte Thérèse de Lisieux – prise par sa soeur Céline – habillée comme Jeanne d’Arc (Archives du carmel de Lisieux). Elle était belle, elle était jeune, elle était sainte, peut-être, elle s’appelait Thérèse Martin.

Lundi

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J’ai supprimé un certain nombre de posts qui n’avaient pas leur place ici, mais il n’est pas impossible que je les remette.

En ce moment, je travaille seul. Travail personnel, mais sait-on jamais. J’ai écrit une pièce que personne n’a vraiment lue. Ca n’a rien de terrible et il y a des choses plus graves surtout en ce moment. Oui, nous allons vivre confiné pendant un certain temps. Combien, personne n’en sait rien, des semaines, des mois, peut-être. Aujourd’hui, le coronavirus touche ou peut toucher tout le monde, les jeunes comme les moins jeunes. Ceux qui sont malades, comme ceux qui sont en bonne santé. Personne ne peut savoir si le virus a, ou peut, muter.

Le bel appartement

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C’est un bel appartement, dans lequel je me sens très à l’aise. Il y a quelques meubles, mais il va falloir que j’aille chercher toutes mes affaires dans mon logement actuel qui n’est pas grand et que je suis content de quitter.

Je suis dans une voiture qui est, je crois, décapotable. Je roule dans un tunnel. D’autres voitures roulent dans le sens opposé. Ma route à moi est balisée. Des barrières souples maintiennent automatiquement ma voiture dans la bonne direction. Il y a une sortie que je dois prendre, mais je la manque. Et je me retrouve, au bout de quelques temps, dans un village dont les rues ne sont pas goudronnées. Une voiture, garée sur la gauche, gêne un peu le passage. Mais c’est une femme, rangée sur le côté de cette voiture, qui m’empêche de passer. Elle me tourne le dos et marche lentement. Arrivée devant cette voiture, elle se tourne vers moi et je m’aperçois, alors, qu’elle est aveugle.

Je suis finalement arrivé dans mon immeuble. Il n’y a pas hall, mais une grande allée couverte de plantes de toutes sortes sur les murs et des gens qui déambulent comme ils le feraient dans un centre commercial.

Puis je suis dans un tunnel qui doit faire partie de l’immeuble. Il est large et profond et manifestement, il est en construction car quelques blocs de pierre jonchent le sol. Un groupe de gens est assemblé et regarde un écran sur lequel j’apparais accompagné d’une autre personne. Ces gens semblent ravis car, sans doute, est-ce un exploit que nous avons réalisé. Mais il reste encore beaucoup de travail. Je suis content de me voir sur cet écran et je me trouve plutôt pas mal, mieux que ce que je pensais.

Une ville inconnue

Billet

Je suis dans la boutique d’une ville inconnue. J’ai pris quelque chose dans un rayon mais je n’ai rien dans les mains. Je suis à la caisse où une femme est devant moi. Elle a posé un paquet sur le comptoir, un comptoir minuscule de forme carré, en bois. Le paquet est petit, allongé, emballé dans du papier blanc. La femme s’éloigne et prend un escalier. J’attends qu’elle revienne. La caissière m’annonce un prix à voix basse. Elle le répète. Je sors mon portemonnaie. Il est vieux et usagé, ce que la caissière me fait remarquer. Elle aperçoit la marque et me dit que c’est un faux. C’est un faux, peut-être, il est vieux et usagé, sans doute, mais il est solide, les coutures sont impeccables. Je veux cependant en acheter un autre et lui demande s’il y a un magasin à proximité, un Monoprix, par exemple. Il y en a un dans une rue quand on sort sur la gauche. Pas la première, mais la deuxième.

Je suis dans ma voiture. Je suis engagé dans la rue en question et j’arrive sur une place. C’est un cul-de-sac. Il y a un théâtre. Je connais cet endroit. Il me semble que j’y suis déjà venu. Je fais demi-tour. Il y a une place à quelques mètres, je me gare à reculons, mais je n’arrive pas à manœuvrer. Il y a une autre voiture qui veut passer, elle attend. Le visage de l’homme qui est au volant et calme et paisible, mais je suis stressé. Il n’y a, pourtant, aucune raison.