L. F. Céline

Histoire et géographie, Littérature

Un travail historique récent démontre que Céline a été un agent actif de l’Allemagne nazie, et notoirement proche de certains milieux collaborationnistes pendant l’Occupation de la France par l’Allemagne. Le rôle qu’il a joué durant cette période a longtemps été minoré, avant que la recherche historique ne fasse la lumière à ce sujet. Son antisémitisme s’est exprimé avec virulence dans des pamphlets dès 1937.

Court extrait d’une interview réalisée en 1959.

Louis-Ferdinand Céline, faux cul du début à la fin. Le journaliste le piège : Vous m’avez dit, un jour, que vous vous considériez comme le plus grand écrivain vivant. Il ne réagit pour ainsi dire pas, ou à peine. C’est un peu exagéré, répond en substance l’affreux. Céline savait très bien que son style était novateur, qu’il avait inventé quelque chose d’inédit. Il l’écrit très clairement dans une lettre adressé à Gallimard au moment de Voyage au bout de la nuit. Pour l’éditeur qui aura le courage de publier ce livre, c’est le prix Goncourt assuré. Gallimard ne publiera pas le Voyage, comme on l’appelle, il sera publié par Denoël, autre antisémite notoire, qui finira assassiné en 1945 dans d’étranges circonstances. Céline était un écrivant de grand talent, certes, mais c’était surtout un salaud de la pire espèce. Comment ne pas y penser en lisant ses livres. Certains disent, il y a deux Céline, celui du Voyage, de Mort à crédit et celui des Beaux draps ou de Bagatelles pour un massacre, autrement dit, un bon et un mauvais. Non. Il n’y a qu’un Céline qui s’est, peut-être, forcé à écrire des livres globalement propres sur eux pour vendre, même si rien n’était assuré étant donné la nature de son style. Mettre en avant ses oeuvres propres, c’est quelque part nier, mettre à part, ses oeuvres sales, comme si elles étaient un accident, du laisser-aller, alors que Céline est partout, dans les unes comme dans les autres.

Le Monde des livres du 8 février 2017, compte rendu de Céline, la race, le juif. Légende littéraire et vérité historique d’Annick Duraffour et Pierre-André Taguieff, Fayard, 1 178 pages, 35 €.

Jan van Eyck

Histoire et géographie, Peinture

Vierge du Chancelier Rolin, ou Vierge d’Autun (vers 1435). Nicolas Rolin, Chancelier de Philippe le Bon, Duc de Bourgogne, est le fondateur, avec son épouse Guigone de Salins, de l’Hôtel-Dieu de Beaune, construit de 1443 à 1457.

On aperçoit, au fond du tableau, le pont de Montereau, où a été assassiné Jean 1er de Bourgogne, dit Jean sans Peur, père de Philippe III le Bon, le 10 septembre 1419.

Mes endroits préférés à Lyon

Blogs et sites, Histoire et géographie

Lyon, capitale des Gaules, de la gastronomie et de la soie. Lyon, ma ville de sang et de cœur. Cet article te met à l’honneur ! Je vous emmène avec moi découvrir les petits recoins de Lyon, ces lieux que j’adore et où je me sens le mieux.

via Mes endroits préférés à Lyon

J’ai eu l’occasion de faire un petit tour à Lyon en octobre dernier. C’était avant que ma voiture tombe en rade, bien sûr. J’ai visité le vieux Lyon. Je vous le recommande, c’est superbe. J’ai bien l’intention d’y retourner cette année. Quand, je ne sais pas encore.

Henri Guillemin

Histoire et géographie, Littérature

Qui était Henri Guillemin ? : Henri Guillemin était un historien. Mais un historien peut être pas tout à fait comme les autres. Et si je dis pas tout à fait comme les autres, c’est qu’il était considéré par nombre de ses confrères comme un polémiste, un partisan. Il est vrai que c’était un homme de gauche, un vrai, lui, et que ça se voyait, ça s’entendait, surtout lorsqu’il vous racontait une histoire, lorsqu’il vous racontait l’histoire. Et il l’a beaucoup racontée, notamment lors de conférences qu’il a donnés à la télévision suisse romande entre les années soixante et les années quatre-vingt. Et c’est autant ce qu’il racontait que sa façon de raconter qui m’a, n’ayons pas peur des mots, fasciné.